Entreprises et Covid 19 : comment communiquer en temps de crise ?

Garder le lien, en temps de crise, c’est essentiel !


Déjà en temps normal, ce n’est pas toujours simple de trouver le bon ton, d’établir une stratégie éditoriale sensée, et même pour les professionnels de la com, croyez-moi : parler de soi, c’est toujours difficile, on a peur de paraître nul, de sembler prétentieux aux yeux des lecteurs, de traiter des sujets superficiels.
Et en temps de pandémie planétaire, alors ? Que faire ?
Voici quelques pistes de travail pour bien gérer votre communication digitale en ces temps si particuliers.

Les objectifs :

  • Garder le lien avec vos clients
  • Conserver votre image dynamique
  • Continuer votre activité économique en vous adaptant

Les messages à faire passer, ceux des valeurs que vous portez :

  • La bienveillance : vous pensez aux autres.
  • La dynamique : vous êtes toujours là et vous avez la pêche.
  • La détermination : votre entreprise a des valeurs, vous comptez bien les conserver, voire les améliorer.

Conseil pour bien communiquer en temps de crise

Sur votre site web

> Pensez à mettre sur votre page d’accueil un message qui montre que vous êtes sensible à la situation, que vous pensez toujours à vos clients, en adoptant un ton sympathique, en rédigeant des phases simples et sans chichis.

> Mettez à jour vos actualités : vous avez mis en place un système de vente à distance ? Vous avez un projet pour la réouverture ? Vous avez fait un don à une association, aux soignants ? Faites-le savoir ! En plus, la régularité des publications d’actus, c’est vital pour le référencement de votre site, et ce n’est vraiment pas le moment de perdre des places dans les moteurs de recherche !

Sur les réseaux sociaux

> Continuez dans la régularité de vos posts, comme avant la crise. Le silence, ça peut faire peur. Montrez que vous êtes là, que vous êtes toujours dynamique en dépit des circonstances.

> N’ayez pas peur du « flop », ne vous découragez pas si vous n’avez obtenus que 3 likes, ne perdez pas de vue que ce qui compte, c’est l’image globale que vous allez véhiculer et que vos followers ne s’intéressent pas au succès de vos publications, mais à vos publications dans leur ensemble.

> N’ayez pas peur de sortir un peu de votre sujet habituel, du moment que vous rattachez votre thème de publication à votre activité professionnelle. Par ex : « J’ai mis en place un compost dans le jardin, ça m’a amené à réfléchir à ma manière de consommer et de trier mes déchets dans l’entreprise, je compte mettre en place telle chose ou telle autre pour être encore plus responsable ! »

> Mettez votre équipe à contribution : c’est bon le moral des troupes et ça montre à vos clients que même en temps de crise, vous êtes toujours soudés et que vous gérez ce moment ensemble.

> N’ayez pas peur de vous dévoiler un peu sur le plan personnel : votre entreprise, c’est VOUS !

> Montrez que le sort des autres entreprises vous préoccupe aussi en partageant leurs posts sur votre page. C’est preuve que vous faites preuve d’empathie.

> N’ayez pas peur de faire des propositions commerciales. Après tout, vous avez une entreprise à faire tourner, le tout est de trouver le bon ton rédactionnel pour éviter d’être perçu(e) comme une(e) opportuniste. Adoptez un ton dynamique et sympathique : « On maintient le cap ! Pour tenir le coup tous ensemble, nous vous proposons une gamme de produits à commander sans modération » .
Pensez aux # qui peuvent apporter de la clarté à votre intention : #JeConsommeLocal #SolidaireAvecMesCommerçants

Les règles de publication de bases à respecter encore plus

> N’en écrivez pas des tartines : un message bref, concis, direct, vaut toujours mieux qu’un long discours

> Écrivez toujours un peu de texte, même si vous partagez le post de quelqu’un d’autre : c’est important d’expliquer à vos followers pourquoi vous partagez cette publication. Tirez parti des publications des autres pour communiquer sur vos valeurs. Par exemple : « Je suis allée chercher mon panier de légumes à la ferme de K qui a su s’adapter à la crise. #JeConsommeLocal ».

> Relisez-vous avant de cliquer sur le bouton « publier ».

> Faites usage des # et citez des pages dans vos posts en utilisant le @. Vous augmenterez votre audience.

> Évitez les emojis à outrance : un petit de temps en temps pour ponctuer la lecture, donner du rythme, c’est bien, trop, c’est comme tout, c’est indigeste.

> Conservez la régularité dans vos posts.

Quelques exemples à suivre !

Ils ont attiré mon attention, rendez-vous sur la page Facebook de ces commerces qui communiquent avec simplicité et efficacité !

L’épicerie des Jeannette . Morlaix
L’épicerie des Jeannettes à Morlaix (On leur souhaite d’ailleurs plein de courage pour guérir vite !). On donne de l’information en adoptant un style rédactionnel simple, en donnant envie avec des jolies photos des produits.
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La Cave des Jacobins . Morlaix
La Cave des Jacobins : la cave s’adapte à une nouvelle manière de faire ses achats : elle le fait savoir avec un message sympa et détendu et une photo d’Armel Moisan en tenue de combat. L’humour fait du bien aussi en ces temps troublés, pensez-y !
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Arte Diem . Morlaix
Arte Diem : l’entreprise montre que la situation des autres la préoccupe, véhicule un message d’empathie tout en rappelant par le visuel, son intervention en matière de design au Camping des Mouettes.
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Nouvelle Vague . Carantec
Le Salon Nouvelle vague à Carantec montre sa détermination. Karine Pennors met son équipe à contribution dans un petit film amusant, accompagné d’un texte bienveillant à destination de la clientèle.
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Un petit coup de main ?

Je me tiens à votre disposition si vous avez besoin d’aide, ou d’un prestataire pour assurer votre communication. Je continue à travailler, nous pouvons échanger par mail ou par visioconférence.

Prenez soin de vous, restez chez vous !

Les Jeannettes, l’épicerie éco-responsable

En 2012, j’allais à la rencontre des commerçants de la commune de Carantec pour leur proposer de créer un site web qui les référence et les valorise avec justesse. J’étais déjà sensible à l’éthique, à l’environnement, à l’approvisionnement en local, j’avais proposé un encart « Bio Éthic Écolo ». Les commerçants ne communiquaient pas encore sur ces valeurs. Ensemble, on a fait un gros travail, on a construit un bel outil de communication. La preuve, trois ans plus tard, à la demande de la CCI, le concept se déclinait pour Saint-Pol de Léon.

Cette valorisation du petit commerce me tient toujours à cœur. J’ai toujours envie d’aller à la rencontre des acteurs de mon territoire, de ceux qu’il faut encourager, de ceux dont la démarche est admirable.
Celle de Pauline et Chloé, fondatrices de l’Épicerie des Jeannettes l’est de toute évidence.

La genèse : un road trip en Nouvelle Zélande

Pauline a voyagé en Nouvelle Zélande, elle a sillonné les routes de ce pays lointain à bord de son van. « On a une approche tout de suite beaucoup plus écolo quand on vit dans une si petite maison : la poubelle prend vite de la place, sent vite très mauvais et on ne peut pas toujours s’en débarrasser quand on veut ». Alors, m’explique Pauline, « on commence à faire gaffe, à faire ses achats aussi en fonction des déchets que ça va générer. Pareil pour l’eau, on ne la gaspille pas, on la gère avec intelligence, on s’adapte à cette denrée finalement assez rare. La douche ? Pas tous les jours, par mesure d’économie. Un toilette de chat suffit bien souvent. »
Et de kilomètres en kilomètres, notre Pauline adopte un nouveau mode de vie.

Les débuts des Jeannettes

Au retour à Morlaix, forcément, Pauline ne voit plus les choses comme avant. Avec sa copine Chloé, elle décide de lancer son premier cri d’appel pour sensibiliser le public, avec un petit fanzine pédagogique qui donne des clés pour bien consommer, pour bien recycler.

Le projet d’une épicerie de proximité voit le jour

Après neuf mois de préparation, l’épicerie ouvre ses portes au public en décembre 2018, il y a un an tout juste. Elle ne désemplit pas, c’est preuve qu’il y a encore une clientèle pour fréquenter le centre-ville. Quand je suis passée à la boutique, il y avait du monde sans arrêt, et c’est comme ça toute la journée ! Chloé et Pauline l’ont bien compris, il y a une vraie demande, un vrai besoin. Il y a des gens qui partagent leurs valeurs.

Les aspirations des Jeannettes

La démarche des Jeannettes s’appuie sur quatre piliers fondamentaux :

  • En priorité : l’approvisionnement auprès de fournisseurs locaux, pour minimiser les excès de transports et favoriser l’économie locale, toujours avec un objectif de qualité évidemment.
Parmi les produits proposés à l’Épicerie, une grande variété de savons et shampoings secs, tous fabriqués en Bretagne.
Les légumes de saisons, ceux qui poussent bien en Bretagne viennent en partie de Plougonven.
  • En second : le produit Bio, parce qu’il respecte la terre et la santé. Pauline y est sensible, à tel point que pour sa consommation personnelle, elle fait pousser toutes sortes de légumes dans son petit potager à la campagne.

  • Et pour les produits qu’on ne peut pas fabriquer en Bretagne : des fournisseurs grossistes aux valeurs éthiques. Pauline et Chloé ont choisi de travailler avec Terra Libra : c’est en voyageant partout dans le monde que sont sélectionnés les fournisseurs de cette entreprise, en fonction de critères de respect de l’environnement et de l’humain.
  • Du recyclable, du respect de l’environnement : chez les Jeannettes, on vient avec ses petits sacs en toile ou ses bocaux. On peut aussi en acheter sur place. D’ailleurs tout le magasin a été conçu sur la base d’une réflexion autour du recyclage : ce sont les Chiffonniers de la Joie (Association de réinsertion professionnelle) qui ont travaillé sur le mobilier de l’épicerie.

Le zéro déchet et la pédagogie

Les filles des Jeannettes voient aussi leur activité comme une mission pédagogique. Depuis l’ouverture, elles organisent des ateliers pour fabriquer soi-même son propre shampoing, ses produits d’entretien ou de cosmétique. Elles font appel à des intervenants extérieurs. Les ateliers sont très fréquentés.
« Ce sont le plus souvent des femmes qui viennent aux ateliers, elles sont souvent à l’initiative des démarches Famille Zéro Déchets. On en a beaucoup parlé ces temps-ci, Morlaix Communauté est d’ailleurs à l’initiative d’ateliers sur tout le territoire, on y aurait bien participé, mais on n’a pas le temps !! »

Quelques références

  • Déo en bocal Endro (qui veut dire « environnement » en breton) : un déodorant fabriqué avec des produits naturels, conditionné dans un petit bocal en verre, fabriqué en Bretagne.
  • Les savons Natur fabriqués à Saint-Jean-Trolimon dans le Finistère composés exclusivement d’ingrédients biologiques et naturels : extraits de plantes, huiles végétales, argiles, huiles essentielles, miel, cire d’abeille…
  • Des produits cosmétiques, des brosses à dent, des lingettes démaquillantes… fabriqués par Lamazuna dans la Drôme.
  • Des légumes de saison qui poussent tout près de chez nous, à Plougonven.
  • Poder, un grossiste de légumes et de fruits Bio situé à Mespaul qui valorise la filière légumes bio bretonne et qui importe des fruits bio, aucun transport par avion.
  • Des produits laitiers de la Ferme de Brengoulou à Saint-Vougay.
  • Des pâtes de la Fabrik des 1001 pâtes à Saint-Martin-des-Champs
  • …et plein d’autres fournisseurs que je vous invite à venir découvrir à l’Épicerie des Jeannettes, Place Allende, à Morlaix.

Design et économie responsable

On a beaucoup parlé durant cette dernière décennie d’éco-design, une branche du design d’objet très axée sur la recherche de matériaux issus de productions responsables (bois, caoutchouc, métal etc.), sur les questions de respect de l’humain dans le processus de création.
Pour Yannick Roualec, le design est écolo par définition. C’est même bien souvent une des raisons qui poussent ses clients à passer la porte d’Arte Diem, un magasin incontournable de 700 m2 situé en plein cœur de ville.

Yannick Roualec est un passionné d’art dans sa définition la plus large : beaux-arts, création contemporaine, jazz, théâtre, design. C’est un grand lecteur aussi. Il aime les polars, les bouquins d’art, il a le goût de la découverte. Il réfléchit au sens du monde, au sens qu’il veut donner aux choses.

Un parcours atypique

Yannick Roualec ne se prédestinait pas à des études d’art ; c’est dans un lycée technique agricole du nord de la France qu’il se retrouve après la troisième. Pas vraiment à sa place. Il en a conscience dès la première semaine de cours. Il passe son Bac Professionnel, cherche à s’orienter vers une formation d’éducateur sportif pour devenir prof de tennis, et puis, finalement, passe un bac B.
Entre-temps, Yannick a pris conscience de son appétit pour l’Art. Ses réflexions le mènent à Paris, où il intègre l’École Supérieure Internationale d’Art et Gestion.

Première entreprise à Paris

Yannick Roualec a le goût de l’indépendance : il installe sa première entreprise à Paris et propose aux Musées la création d’objets pour leurs boutiques (Réunion des Musées Nationaux, Musée de la Poste, Musée des Invalides, Paris Musées etc.), et des séries limitées pour des marques (Zippo avec une série Art Contemporain créée par Joël Ducorroy, Jérôme Mesnager, Miguel Chevalier) ; il rencontre les designers Catherine et Sigolène à l’origine de la marque Tsé Tsé… Il s’intéresse au travail de Ronan et Erwan Bouroullec. Il exposera plus tard leurs talents dans son magasin de Morlaix.

Le choix d’une implantation en centre ville

« J’ai besoin que ça bouge, que ça avance, d’avoir des projets en permanence. J’avais une attirance particulière pour la région, pas uniquement parce que j’en suis originaire, aussi pour des attachements culturels ; encore étudiant, j’avais monté une expo à Paris sur le peintre Maurice le Scouëzec pour lequel j’ai une grande admiration, c’était un projet passionnant ; 3000 œuvres avaient été retrouvées dans un grenier de Brasparts, il fallait les rendre publiques. Je crois que ce travail a renforcé ce lien avec le Pays de Morlaix »

En 1996, Yannick, originaire de l’île de Batz, recherche une ville bretonne où concrétiser un nouveau projet. Il fait le tour des villes du Finistère ; c’est important pour lui de s’implanter en centre ville, c’est le premier signe de son engagement éco-responsable.
C’est rue d’Aiguillon qu’il ouvre sa première boutique morlaisienne en novembre 1996. La boutique présente une sélection d’objets.

Très rapidement, il est contacté par des marques de mobilier comme Kartell. Il prend conscience de l’existence d’un marché de conseil puis étoffe son catalogue avec des fournisseurs de mobilier comme Ligne Roset, Vitra, Fermob, Gervasoni…de grandes marques européennes qui fabriquent en local.

Un nouvel espace : un chantier écolo

En 2007, c’est l’installation place Allende. Il faut transformer cette succession de petits bureaux en un grand espace, pour lui donner un aspect presque industriel. Yannick recherche à redonner au lieu une certaine forme d’authenticité esthétique : il refuse le placo et la peinture pour laisser le lieu vivre de son passé.

Dans la montée d’escalier, les entreprises proposent de déshabiller les murs de leur vieux revêtement puis de reposer du placo. Yannick Roualec refuse l’utilisation de matériaux polluants ; il va conserver l’aspect des murs tels qu’il les trouve.

En 2007, on parle encore assez peu de recyclage sur les chantiers. La question commence tout juste à se faire entendre dans les médias, mais les habitudes n’ont pas encore beaucoup changé. Le chantier d’Arte Diem est qualifié par la presse « d’exemplaire » au niveau du recyclage des déchets.

Un choix de fournisseurs éco-responsables

« L’objet design, c’est presque toujours un objet économiquement responsable. Mes clients posent parfois la question de la provenance du produit ; je vois récemment émerger une très forte demande sur le MADE IN FRANCE »

Yannick Roualec l’a vraiment ressentie cette évolution, cette prise de conscience écologique des clients. D’année en année, ils ont commencé à poser de plus en plus fréquemment des questions relatives à la traçabilité, aux matériaux utilisés. Aujourd’hui, c’est devenu une évidence : l’objet design est écologique. Mais au delà de ses qualités esthétiques et environnementales, il est désormais question de proximité de fabrication.

Quelques exemples :

Cette bibliothèque KAO est conçue et fabriquée par Drugeot dans du chêne de pays 100% massif en Anjou.

Drugeot, c’est une entreprise familiale en Anjou. Le père déjà, passionné de bois, oriente l’activité de son entreprise vers la fabrication de meubles en bois massif. Ses deux fils, en reprenant l’entreprise en 2000, apportent un nouveau souffle résolument contemporain en faisant appel à des designers français.

La gamme de broches Solar de Constance Guisset, un pur produit français.

80 % des chaussettes Bonne Maison sont fabriquées en France, grâce à un partenariat entre la marque et un fabricant traditionnel français qui a permis de créer un produit de très grande qualité.
Les 20 % restants sont produits en Italie. La marque revendique son éco-responsabilité.

Les produits Andrée Jardin sont fabriqués de façon artisanale à Nantes, avec du bois local, issu de forêts gérées durablement, que ce soit pour le hêtre ou le frêne thermo chauffé.

Omy, c’est l’histoire de deux illustratrices, Elvire et Marie-Cerise. Tous leurs modèles de coloriages XXL sont créés à Paris et imprimés à quelques kilomètres de leur bureau, parce que pour elles, le respect de l’environnement et le soutien de l’économie locale, c’est vital.

Dans la bibliothèque de Yannick Roualec

J’ai demandé à Yannick Roualec de me citer quelques-uns de ses livres de chevet, en relation avec son métier, ses passions. « Tous ces ouvrages apportent un regard différent et purement subjectif sur l’art ou le design ».

La laideur se vend mal de Raymond Loewy, un grand designer d’objet, de publicité, d’automobile. On lui doit notamment le logo de la biscuiterie nantaise LU, des paquets de cigarette Lucky Strike ou bien encore de Monoprix ou l’Oréal.
Collection Tel chez Gallimard
Frederico Zeri décrypte les images pour en donner les plus intimes significations.
Editions Rivages
Panorama de l’Art Contemporain en France de 1960 à 2000, par Catherine Millet, co-fondatrice de la revue ArtPress.
Collection Champs Art chez Flammarion
Autobiographie de Charlotte Perriand, avant-gardiste, qui a signé une série de meubles révolutionnaires qui traversent les époques avec toujours le même succès.
Éditions Odile Jacob

Rencontre de Roland Barthes et Cy Twombly au Café de Flore en 1975, deux textes qui parlent de cet entretien.
Collection Fiction & Cie, Éditions Seuil